L'HÉRITAGE CHAM
Le Royaume du Champa et le Musée de la Sculpture Cham
Là d'où vient l'apsara du spectacle — l'ancienne côte du Champa, son art des temples, et la plus grande collection cham du monde, juste à côté.
Voir les billets pour Charming Da Nang sur GetYourGuide ↗Le royaume sur la côte
Bien avant que Da Nang ne devienne une ville balnéaire, cette côte était celle du Champa — un royaume hindou-bouddhiste qui a régné sur le centre du Vietnam pendant plus de mille ans, commerçant au-delà des mers et érigeant des tours-sanctuaires en brique à My Son et ailleurs. Son art, sculpté dans le grès, compte parmi les plus raffinés de l'Asie du Sud-Est ancienne, et ses danseuses — les apsaras — sont les ancêtres directes de la figure au cœur du spectacle Charming Da Nang Show. Comprendre ce spectacle, c'est commencer ici, par la civilisation dont les danseuses semblent surgir de la pierre.
L'apsara dans la pierre
Sur les bas-reliefs des temples du Champa, l'apsara est une danseuse céleste, figée en plein mouvement et retenue là depuis des siècles — hanche cambrée, bras arrondis, immobile à jamais. Le mouvement d'ouverture du spectacle tente de libérer cette pose pour la rendre au mouvement : reprendre la danseuse sculptée et la laisser danser à nouveau, en soie. Voir d'abord les sculptures rend la version scénique plus saisissante ; on reconnaît les formes, et l'écart de mille ans entre la pierre et la scène se referme brièvement.
Le Musée de la Sculpture du Champa
À quelques minutes du théâtre, dans le même district de Hai Chau, se dresse le Musée de la Sculpture du Champa de Da Nang — qui abrite la plus grande collection d'art cham au monde, réunie depuis My Son et les sites sacrés de toute la région. Ses galeries d'autels, de divinités et d'apsaras dansantes sont le pendant réel du spectacle, et ce duo constitue la meilleure façon d'approfondir la soirée : l'art immobile sur les socles, l'art vivant sur scène, la même tradition sous deux formes.
Pousser jusqu'à My Son
Pour ceux qui ont une journée à consacrer, la source elle-même est à portée de main : le sanctuaire de My Son, l'ensemble de temples cham en ruine à environ une heure et demie de Da Nang, où les tours de brique et leurs sculptures se dressent encore dans une vallée jungle. C'est un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et le cœur spirituel du Champa. Voir My Son, le musée et le spectacle ensemble — le temple, l'art sauvé et la réinvention moderne — est la manière la plus complète de suivre l'apsara de son origine à la scène.